L’Afrique du Sud présente ses excuses au Mozambique pour les attaques xénophobes

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Le président sud-africain Jacob Zuma, en visite au Mozambique, a ZOUMA ET HOMOLOGUE MOZAMBIQprésenté mercredi ses excuses pour les attaques xénophobes qui ont frappé récemment les étrangers vivant en Afrique du Sud, et dans lesquelles trois Mozambicains ont trouvé la mort.

M. Zuma a déclaré que de tels actes n’avaient aucune justification si l’on considère les liens de fraternité qui relient les peuples de ces deux nations, et que ces attaques avaient été commises par une fraction minoritaire qui ne représente pas l’ensemble de la population sud-africaine.

« Il est important pour nous de présenter des excuses pour ces actes commis par une petite minorité de Sud-Africains qui ne représentent pas la volonté de la population sud-africaine, nous avons de bonnes relations avec beaucoup de pays dont le Mozambique, avec lequel nous n’avons jamais eu aucun problème », a déclaré M. Zuma.

Les deux pays ont convenu de renforcer et d’améliorer la mise en oeuvre des accords signés jusqu’à présent.

Le ministre mozambicain des Affaires étrangères et de la Coopération, Oldemiro Baloi, a déclaré que lors des entretiens entre M. Zuma et le président Mozambicain Filipe Nyusi, les deux hommes avaient discuté les événements qui ont frappé les deux pays, notamment la xénophobie et les expulsions, et qu’ils avaient conclu qu’il était nécessaire d’améliorer la communication afin que de tels actes deviennent aussi rares que possible.

Les deux pays ont également discuté de la situation politique et économique entre les deux pays, et de leur présence au sein de la Communauté d’Afrique australe pour le développement.

D’après M. Baloi, M. Nyusi a accepté l’invitation de M. Zuma à se rendre en visite officielle en Afrique du Sud, invitation présentée au cours de ces entretiens.

Au cours de son séjour, M. Zuma s’adressera également au Parlement mozambicain, l’Assemblée de la République.

M. Zuma a vécu au Mozambique durant la lutte contre le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, jusqu’à l’indépendance de ce pays 1994. À l’époque, le Mozambique était devenu l’une des bases arrière du Congrès national africain (ANC) en Afrique australe.

                                                                                      Xinhua