Le 28 décembre 2025, la République centrafricaine a offert à son président sortant, le Pr Faustin‑Archange Touadéra, un véritable plébiscite lors du scrutin groupé. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour rendre possible cette élection en un succès incontestable.
Après des années de conflits, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont vu leur effectif quadrupler et les accords de paix signés depuis 2019 commencent à porter leurs fruits. La population, lassée des violences, a massivement accordé sa confiance à un leader perçu comme garant de la stabilité.
Une paix relative qui rassure
Les accords de paix signés à N’Djaména en avril 2025 avec les groupes armés encore actifs ont permis de rétablir le contrôle de l’État sur la majeure partie du territoire. La présence de la MINUSCA et de forces de sécurité a garanti un climat globalement calme le jour du vote.
Un redressement économique visible
Le gouvernement a lancé des projets phares comme le corridor CD13, le Centre d’instruction militaire de Bérengo et la remise de fonds pour soutenir les initiatives locales. Ces chantiers ont créé des emplois et redonné espoir, notamment dans les régions comme la Lobaye, où les habitants ont salué les investissements et la promesse d’une réponse concrète à leurs besoins.
Un leadership inclusif et une diplomatie active
Le Pr Touadéra a su mobiliser la diaspora, normaliser les relations avec la France tout en maintenant des liens stratégiques avec la Russie, et se présenter comme le « père de la nation surtout de la 7 ème république » qui écoute les attentes du peuple. Sa vision pour la Centrafrique largement communiquée pendant la campagne électorale que dans son discours du 31 décembre 2025, a rappelé les avancées en santé, justice et économie, renforçant l’image d’un président à la fois proche des populations et capable de parler aux partenaires internationaux.
La nouvelle Constitution adoptée en août 2023 a supprimé la limitation du nombre de mandats, permettant à au Pr Touadéra de se représenter. Cette réforme, entérinée par référendum, a été présentée comme une étape vers la continuité du programme de reconstruction, et a été largement soutenue par le parti au pouvoir, le MCU, qui l’a investi par acclamation.
Une campagne de proximité très efficace
Le « Professeur » a sillonné le pays, multipliant les meetings et les rencontres avec les jeunes, qui ont répondu présent en masse. La mobilisation des jeunes et de la diaspora a donné un coup de pouce décisif à sa candidature.
La Plateforme des Jeunes de la Majorité Présidentielle a organisé des marches de soutien, rassemblant des militants de plusieurs partis d’opposition. Les jeunes ont exprimé leur désir de voir le président poursuivre les projets de développement et d’exploitation souveraine des ressources du pays.
Une opposition fragmentée et discréditée
Les principaux challengers, Anicet‑Georges Dologuélé et Henri‑Marie Dondra, ont été éclipsés par des scandales de double nationalité et des accusations de soutien extérieur, ce qui a affaibli leur crédibilité auprès d’un électorat en quête de stabilité.
La combinaison d’une paix relative, de projets d’infrastructure concrets, d’une diplomatie tous azimuts, d’une réforme constitutionnelle favorable et d’un soutien massif de la jeunesse a créé un climat propice à un vote massif en faveur du Pr Faustin‑Archange Touadéra. Le résultat provisoire du 05 janvier 2026, n’est donc pas tant une surprise mais, une reconnaissance du chemin parcouru et des promesses d’avenir que le président sortant a su incarner.
Richard Dethyrre














