FORUM ECONOMIQUE CAMEROUN-ETATS-UNIS : Le socle d’attrait des investisseurs américains

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Si les Etats-unis en sont à peaufiner une offensive diplomatique et BIYAcommerciale sur le continent africain, force est de reconnaître que l’initiative y afférente qui est à mettre à l’actif de Barack Obama offre au Cameroun l’opportunité de se vendre auprès des investisseurs américains.

Le forum économique qui a précédé la rencontre au sommet entre le président Obama et la cinquante de ses pairs africains a été un haut cadre d’échanges mais surtout de négociations entre les investisseurs américains et les opérateurs économiques privés et les membres du Gouvernement camerounais, afin d’élaborer d’accord parties les axes d’une plus grande implication des premiers cités dans la mise en œuvre réussie de notre plan d’émergence. Un plan qui, articulé sur l’exploitation judicieuse et surtout bénéfique des énormes potentialités socioéconomiques de notre pays, devrait lui garantir, à brève échéance, la durabilité d’une croissance continue, entendue comme préalable à l’avènement effectif de cette émergence.

Bien évidemment si le mérite revient au Cameroun, il aura néanmoins bénéficié du concours agissant du Corporate Council on Africa, dont le président et l’ensemble des membres n’ont guère lésiné sur les moyens pour faire dudit forum économique, le premier du genre, une réussite sur tous les plans. Pour ce faire, la délégation camerounaise constituée d’un savant dosage entre opérateurs économiques et membres du gouvernement, a fait de l’exaltation des atouts pluriels de notre économie, le fondement par excellence de leur argumentaire, pour accrocher les investissements américains. Et sur ce registre singulier, notre pays peut se targuer d’une stabilité politique, d’une croissance graduelle depuis la reprise entamée au sortir de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte, mais aussi et surtout d’une pléiade de projets viables car adossés aux secteurs de l’énergie, des infrastructures de communication tels les ports, les routes, l’agro-industrie, les mines, sans oublier l’industrie touristique.

Promouvoir l’investissement productif

Fort de ce qui précède, il est clair que le Cameroun peut-être considéré comme un bon risque suffisant pour altérer les appréhensions légitimes des investisseurs qui savent désormais bénéficier de nombreuses opportunités que regorge ce pays. En effet, en faisant de la quête du mieux-être de ses populations une préoccupation de tous les instants, le Cameroun a développé des mesures incitatives, pour s’assurer des investissements conséquents articulés sur le respect scrupuleux des normes édictées au plan international. Et dans le sillage desdites mesures, l’assainissement de l’environnement des affaires a favorisé un dialogue permanent entre les secteurs privé et public, pour une plus grande symbiose opérationnelle. C’est pourquoi, il est urgent que les multiples contacts qu’a favorisé le forum économique se traduisent en acte avec la ruée des investisseurs américains au Cameroun, dans la mesure où les parties ont peaufiné les termes de mise en œuvre de projets mutuellement bénéfiques. Ceci est d’autant plus impérieux qu’en poursuivant le nombre objectif d’accélérer la croissance globale de notre économie, le récent forum des Etats-unis peut booster le déploiement des investissements américains déjà présents au Cameroun vers les secteurs aussi variés que l’exploitation minière et pétrolière, la finance, les infrastructures…

Etendre les déclinaisons opérationnelles

Au-delà des atouts et potentialités, l’image de la Première dame a été mise à contribution dans l’optique d’accrocher les investisseurs américains. Et cela, le Cameroun le doit à la faveur de la désignation de madame Chantal Biya à la très haute dignité de Grand Regent Wfo’s Goodwill Ambassador-in-large, pour l’immensité de ses œuvres au Cameroun et en Afrique, par le board des Gouverneurs de la World Fashion Organisation, affiliée aux Nations-unies et basée à Washington. Une structure qui a précédé le Cameroun dans l’organisation du forum en prélude au sommet des chefs d’Etats d’Afrique et des Etats-unis, avec l’organisation du premier «Cameroon economic forum in Usa» Cef-USA 2013, dont l’objectif était de capitaliser le rayonnement de l’image de marque de la Première dame du Cameroun à l’international, pour redynamiser le marketing économique et culturel du Cameroun aux Etats-unis d’Amérique et séduire de nouveaux investisseurs. C’est davantage la promotion de la visibilité de du potentiel économique camerounais qui est ainsi honorée, et dans cette optique, on peut croire que le caractère quelque peu sélectif des membres de la délégation camerounaise soit quelque peu restrictif. Mais le croire, c’est ignorer les axes de la feuille de route que s’est assignée Paul Biya : accélérer la croissance économique et poursuivre la mise en œuvre progressive des articulations opérationnelles d’un « Cameroun émergent à l’horizon 2035 ». Et pour y parvenir, il ne suffit pas uniquement d’édicter des projets, il faut aussi en assurer le financement que recherche inéluctablement ledit forum avec au bout, la signature des accords et partenariats avec les investisseurs américains.

                                                           Richard KENMOGNE

                                                        Envoyé spécial à Washington

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