Crise au Burundi : les dirigeants est-africains appellent à reporter les élections d’un mois et demi

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Les dirigeants des pays de la Communauté Est-Africaine (EAC), Chefs d'Etats Afrique de l'estréunis dimanche à Dar es Salaam en Tanzanie pour discuter de l’actuelle crise politique au Burundi, ont appelé les autorités de ce pays à reporter les élections d’un mois et demi, dont le scrutin présidentiel prévu le 26 juin.

« Le sommet, préoccupé par l’impasse continu au Burundi et la nécessité d’ouvrir un dialogue, appelle à reporter les élections au Burundi pour une période non inférieure à un mois et demi », indique un communiqué publié à la suite du sommet extraordinaire, auquel ont pris part les chefs d’Etat tanzanien, kényan et ougandais.

Le 5 juin, le Burundi doit tenir les élections législatives et communales.

Lu par le secrétaire général de l’EAC Richard Sezibera, le communiqué indique que les dirigeants de la communauté avaient invité tous les partis politiques burundais à arrêter les violences.

« Les dirigeants ont aussi pérconisé le désarmement de tous les groupes armés des jeunes et la création des conditions pour le retour des réfugié qui ont fui le pays en raison de plusieurs semaines de violences politiques », a déclaré M. Sezibera.

Le sommet a rassemblé les présidents Jakaya Kikwete de la Tanzanie, qui assume la présidence tournante de l’EAC, Uhuru Kenyatta du Kenya, Yoweri Museveni de l’Ouganda, alors que le Rwanda et le Burundi ont été représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

Le président sud-africain Jacob Zuma a aussi pris part à la réunion en tant qu’invité spécial, en raison du rôle clé joué par l’Afrique du Sud dans les négociations mettant fin à la guerre civile burundaise au début du siècle.

La Burundi a été plongé dans une crise politique après l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à l’élection présidentielle du 26 juin. Ce dernier, ayant achevé deux mandats, est accusé par l’opposition et des organisations de la société civile de violer la Constitution qui limite à deux le nombre des mandats du président de la République.

Les manifestations qui ont duré plus d’un mois ont coûté la vie à une trentaine de personnes.

                                                                                          Xinhua