Cinéma : L’OIF met en place un projet « capital numérique » au profit des producteurs du Sud

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En marge de la 24e édition du FESPACO, l’Organisation SG OIFinternationale de la Francophonie (OIF) a annoncé, mardi à Ouagadougou, la mise en place d’un projet dénommé « capital numérique » en vue d’accompagner les professionnels de l’audiovisuel des pays francophones du Sud et valoriser leurs oeuvres, lors d’une conférence de presse.

Placée sous le thème « Les actions de l’OIF en faveur du cinéma et de l’audiovisuel africain », cette conférence de presse a été l’occasion pour la directrice de la diversité et du développement culturel de l’OIF, Youma Fall de rappeler que le cinéma et la télévision sont à la fois des outils d’expression culturelle et des leviers de développement économique et social.

C’est dans cette optique que son institution s’est engagée non seulement à accompagner les professionnels de l’audiovisuel des pays francophones du Sud dans la production et la valorisation de leurs oeuvres, mais également à dynamiser la sauvegarde et la valorisation des archives des télévisons africaines.

Il s’agira, à travers le projet capital numérique, de former des ré alisateurs de documentaires et remettre en circulation des centaines d’oeuvres qui étaient devenues indisponibles, faute de copies numériques.

Financé par l’Union européenne avec le concours du groupe des Etats Afrique-Caraïbes-Pacifique, le projet a déjà permis de mettre au point le texte d’une directive instaurant le dépôt légal audiovisuel en Afrique de l’Ouest.

« L’avènement du numérique accompagnera l’émergence d’une production ciné matographique audiovisuel contemporaine en phase avec l’évolution du monde », a dit Youma Tall, révélant que son organisation dispose de nombreux fonds pour booster la production cinématographique sur le continent africain.

Il s’agit, entre autres, du fonds image qui succède au fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, finançant 50 à 60 projets, chaque année. Les aides au développement qui financent des bourses d’aide au développement de longs-métrages dans le cadre de festivals.

Selon elle, le fonds de garantie des industries culturelles qui a été mis en place en 2003, cautionne des prêts bancaires sollicités par des entreprises du secteur culturel, dont le cinéma et l’audiovisuel.

« A partir de 2015, la somme de 900 000 euros (soit la contrevaleur de plus de 500 millions de F CFA) sera donnée par an dans le cadre du fonds images de la francophonie et répartie à parts égales entre le cinéma et la télévision », a-t-elle précisé.

« L’encours de garantie s’élevait au 31 décembre 2013, à 3, 8 millions d’euros répartis sur 95 opérations qui bénéficient majoritairement à des projets cinématographiques et audiovisuels », a expliqué Mme Fall.

Le spécialiste de programmes chargé des politiques de développement des industries culturelles et créatives à l’OIF, Toussaint Tiendrébéogo a indiqué que pour développer la filière cinématographique, les professionnels doivent connaître les mécanismes à mettre en place pour faciliter leur travail et développer davantage leurs activités.

Dans cette optique, « ils doivent s’organiser, définir des stratégies et pouvoir les portées auprès des organisations internationales et au sein des Etats », a-t-il dit, ajoutant qu’il est possible de créer une dynamique sur la base de leurs propositions afin de leur permettre de développer leurs productions cinématographiques.

                                                                                         Xinhua