Cameroun: Stanley Enow, menacé de mort par des jaloux

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Le Messie Stanley Enow sur le chemin de Golgotha ; un titre stanley-11évocateur et comme on s’y attendait un peu… « providentiel », de la belle chronique que nous signait il y a juste quelques semaines (le 10 Août dernier) la plume mordante d’un certain… TATLA MBETBO FELIX, confrère à culturebene.com et Rédacteur en Chef du plus grand portail des musiques urbaines de la sous-région.

Dans cet article à la pertinence et à la véracité remarquable, l’auteur ne manquera pas alors de soulever quelques interrogations plutôt inquiétantes : « Ce qui est arrivé au véritable Messie finira t’il par arrivé au « messie » du rap au Cameroun? Le conduira t’on aussi sur le chemin de Golgotha?, lui donnerons nous du vinaigre au lieu de l’eau fraiche au moment même où il soupirera?, le trahirons nous, laverons nous les mains comme des bons disciples du ponce-pillatisme ? L’offrirons nous en holocauste pour après murmurer avec remords qu’ « assurément cet homme était vraiment le messie du rap au Cameroun » ? Et bien, on est en droit de dire ce Felix a visé juste, bien que ces craintes, nous les portions tous dans nos cœurs, « nous » autres soucieux du devenir de notre culture, en particulier celle « Hip Hop ».

Dimanche 06 Octobre dernier à l’Ifc de Douala, alors en plein plateau d’une émission sur le thème La Danse des Mots, présenté par le grand chroniqueur à Rfi Yvan Amar, l’équipe de Motherland EMPIRE a frôlé le pire. Le programme conduit et réalisé par la célèbre chaine radio Rfi avec le concours de l’Institut français du Cameroun (Douala et Yaoundé) avait pour panélistes Leuwé Carole de Nostalgie Cameroun et Prince Enguélé de la Crtv Douala (deux brillants journaliste bilingues) en première partie, et en seconde partie (essentiellement artistique), la Guest Stanley Enow dont le titre Hein Père est un véritable Raz de Marrée et deux autres slameurs.

Le groupe de rap Hiphop Fighters qui avait pris le soin d’occuper les avant-postes pour mieux étaler leurs revendications, pouvaient ainsi s’en donner à cœur-joie : « Stanley c’est qui (…) il n’est pas le seul (…) il y a meilleurs que lui… », arguaient alors ces derniers, essayant de distraire les panélistes.

Visiblement épris d’une Jalousie et d’une haine qui frisait le scandal, ce groupe affichait là des comportements qui n’honoraient nullement notre communauté artistique, surtout devant autant d’invités de marque…

A la fin dudit programme, ces « fighters » bondiront sur le podium sans perdre une seconde, aux fins de ravir la vedette aux « vrais » invités de l’émission, sans doute dans le but de s’afficher et par la suite prendre des photos qu’on imagine, leurs serviront de trophées sur différents réseaux sociaux… Le leader de ce groupe pestera d’autres propos, tous aussi incendiaires, à l’endroit de Stanley, qui forceront l’équipe de ce dernier de le conduire ailleurs, craignant pour sa sécurité : « Stanley c’est fini pour toi, où que tu sois je te retrouverai et je vais te faire la peau ».

Joint au téléphone par notre reporter pour s’enquérir des raisons ayant motivé de telles intentions, le manager de Stanley nous confiera que l’artiste lui-même lui aurait expliqué que cela remonterait à il y a quelques mois ; ayant décliné une invitation (non négociée avec son manager) de ses bourreaux, ils lui en ont gardé rancune. En effet, Stanley ayant habité le même quartier que ces derniers, au lieu dit Stade Marion à la Cité CICAM , et ils ne supporteraient pas le fait qu’il ne réponde pas présent aux nombreuses scènes qu’ils organisaient, pourtant ils portaient son nom sur les différentes affiches. Une situation qui vient malheureusement remettre en question les « démarches » à adopter relativement aux négociations de contrats entre le « manager » de l’artiste sollicité et les « organisateurs » des shows.

La situation tournant peu à peu au vinaigre, le manager de Stanley s’est vu contraint de faire appel à la police, qui va les escorter jusqu’à une agence de voyage où ils prendront un bus pour Yaoundé.

Darysh Nehdi.