PÉTITION ANTIRACISME Le coup de poing qui veut faire reculer le racisme en France

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Déjà 7832 vues, 617 signatures… en moins de dix jours ! La pétition lancée par l’association des Élus en France d’origine ou de nationalité Camerounaise (EFRACAM) et son président, le Dr Georges Kibong Amira, suscite déjà une forte mobilisation. Son objectif : dénoncer les attaques racistes visant des élus issus de la diversité et rappeler un principe fondamental de la République : nul ne devrait subir de discrimination en raison de ses origines ou de sa couleur de peau.

Le message est clair, le ton est donné. Intitulée « STOP AUX ATTAQUES RACISTES VISANT DES ÉLUS ISSUS DE LA DIVERSITÉ ! », cette pétition veut mobiliser les consciences et interpeller les responsables politiques comme les citoyens. En moins de dix jours, elle a recueilli 617 signatures, un résultat que ses initiateurs considèrent comme un signal encourageant pour une initiative portée par une association de la diaspora.

Des attaques qui suscitent l’indignation

L’actualité récente a remis au premier plan la question du racisme visant les élus issus de la diversité. Après le cas de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, c’est celui de Leslie Echaroux Djoufack Batoba, épouse Halleur, maire de Saint-Mammès et Franco-Camerounaise, qui est évoqué dans le débat public. Des faits à caractère raciste qui la viseraient ont suscité de vives réactions, tandis que la justice s’est saisie de l’affaire.

Pour EFRACAM, ces situations ne sauraient être considérées comme de simples incidents isolés. Elles soulèvent une question essentielle : comment garantir à chaque élu le respect auquel il a droit dans l’exercice de ses fonctions, indépendamment de ses origines ?

Être élu de la République devrait signifier servir l’ensemble des citoyens, dans le respect des valeurs républicaines. Pourtant, lorsque des responsables publics sont pris pour cible en raison de leur identité ou de leurs origines supposées, c’est aussi le principe d’égalité qui est mis à l’épreuve.

« Le racisme ne doit jamais être banalisé »

« Aucun élu ne doit prouver davantage son droit à exercer un mandat. Le racisme ne doit jamais être banalisé », martèle EFRACAM. À travers cette prise de position, l’association entend rappeler que la légitimité d’un élu repose sur le mandat qui lui a été confié, et non sur son origine, sa couleur de peau ou son appartenance culturelle.

L’initiative se veut également un appel à la responsabilité collective. Pour ses promoteurs, la lutte contre le racisme ne peut se limiter aux déclarations de principe : elle doit se traduire par une mobilisation concrète, un soutien aux personnes visées et une condamnation sans ambiguïté des comportements discriminatoires.

La démarche se veut républicaine et transpartisane. Elle ne cible aucun parti politique et n’entend pas alimenter les divisions. Son ambition est de rassembler au-delà des sensibilités politiques autour d’un principe commun : la défense de l’égalité, de la dignité humaine et du respect dû à chaque représentant élu.

Un appel lancé à tous les élus de France

À travers cette pétition, EFRACAM invite les élus de toutes sensibilités politiques, les citoyens, les associations et les acteurs de la société civile à se mobiliser. L’objectif est de faire entendre une voix collective contre les attaques racistes et d’apporter un soutien clair aux élus qui en sont victimes. Les 617 signatures recueillies en moins de dix jours constituent une première étape. Reste désormais à élargir la mobilisation et à transformer cet élan en une prise de position durable en faveur du respect et de l’égalité.

Pour, le Dr Georges Kibong Amira, président d’EFRACAM, l’enjeu dépasse les personnes directement concernées. Il touche au fonctionnement même de la démocratie et à la capacité de la République à garantir à chacun les mêmes droits, les mêmes protections et la même dignité. Le message final est sans équivoque : « aucune fonction élective ne devrait exposer son titulaire au racisme, et aucune origine ne devrait devenir un motif d’exclusion ». En lançant cette pétition, EFRACAM (Élus en France d’origine ou de nationalité Camerounaise) entend faire de la lutte contre le racisme une exigence collective et rappeler que les valeurs républicaines doivent s’appliquer à tous, sans exception.

FRANCOIS ABY 

Correspondant en France