TOGO: SÉLOM KLASSOU RECONDUIT À SON POSTE DE PREMIER MINISTRE

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Sélom Komi Klassou, qui avait démissionné de son poste de Premier ministre du Togo le 4 janvier à la suite des législatives, a été reconduit par le président Faure Gnassingbé pour diriger un nouveau gouvernement, selon un décret lu jeudi soir à la télévision nationale.

« Monsieur Sélom Komi Klassou est nommé Premier ministre. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République togolaise », indique le texte.

Le 4 janvier, M. Klassou avait remis sa démission et celle de son gouvernement à M. Gnassingbé qui l’a acceptée et l’a ensuite chargé « d’expédier les affaires courantes ». Il occupe ce poste depuis juin 2015.

La liste du nouveau gouvernement a été aussi publiée, une équipe de 22 membres, contre 27 dans l’ancien cabinet.

Neuf personnalités font leur entrée dans ce gouvernement, contre quatorze départs. Treize ministres conservent leur portefeuille dont le général Yark Damehame (Sécurité), Robert Dussey (Affaires étrangères) et Gilbert Bawara (Fonction publique).

Certains ministères dont ceux de la Communication, des Sports et de l’Agriculture n’ont pas encore de titulaires.

Le ministre de Défense est toujours rattaché à la présidence de la République.

Cette nouvelle équipe gouvernementale intervient au lendemain des élections législatives, boycottées par la principale coalition de l’opposition qui avait dénoncé des « irrégularités » dans sa préparation.

Ce scrutin tenu le 20 décembre, a été remporté par le parti au pouvoir, qui a raflé 59 des 91 sièges de l’Assemblée nationale.

Après plus d’un an de grave crise politique, et des dizaines de marches de protestation, certaines massives, les leaders de la principale coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C-14) n’avaient pas présenté de candidats et n’ont plus aucune représentation au Parlement.

Les observateurs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avaient salué la bonne tenue de ces législatives, tout comme les dirigeants ouest-africains qui ont jugées que ces élections « libres et transparentes » étaient conformes à leur feuille de route pour une sortie de crise au Togo.

Mais la coalition de l’opposition a appelé à une manifestation samedi à Lomé et dans plusieurs autres villes du pays, pour « dénoncer et condamner un coup de force électoral », et également exiger la libération des personnes encore en détention dans le cadre des manifestations de l’opposition.

Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a succédé dans la violence à son père, le général Eyadéma Gnassingbé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans.

Afp