Mali : un jeune villageois tue sa mère et se jette dans un puits

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On ne sait véritablement pas quelle mouche a piqué ce jeune garçon d’une vingtaine d’années, pour qu’il mette fin à la vie de sa propre mère, à coup de machette. La scène horrible s’est déroulée dans un village appelé Sana (commune de Déngnekoro), à environ 20 kilomètres de la ville Dioïla, dans la région de Koulikoro au Mali.

Certainement sous l’effet d’une drogue. En tout cas pas très lucide au moment des faits. Au moment où tous les villageois s’activaient dans leurs travaux champêtres en cet hivernage, hier matin, un jeune garçon d’une vingtaine d’années, a assassiné sa propre mère Djoudjou Kané, à coup de machette, à Sana (commune de Déngnekoro), à environ 20 kilomètres de la ville Dioïla, dans la région de Koulikoro. Il a ensuite blessé grièvement sa marâtre et 6 autres personnes. Pourchassé, il trouve refuge chez ses oncles maternels. Ces derniers ayant appris la triste nouvelle, voulaient le « mettre aux arrêts ». Mais, il trouve les moyens de s’échapper pour aller se jeter dans un puits du village.

Comme une trainée de poudre, cette affaire entraîne subitement la curiosité et la stupéfaction de tous les habitants de ce petit village, jadis très paisible. Chacun abandonne ses travaux champêtres pour venir s’enquérir de cette histoire qui se raconte dans le village. En revanche, pour faire sortir le dangereux criminel du puits, il a fallu le savoir-faire du Lieutenant-Colonel Adama Koné, Directeur Régional de la Protection Civile, mais non sans contrainte. Il aurait agressé les premières personnes qui voulaient le faire déguerpir de ce puits. Il a été donc poussé à l’usure, pour qu’il accepte enfin de se rendre.

Après cinq heures de patience au bord du puits, le jeune garçon remonte volontiers à la surface de la terre. Aussitôt, il allait se faire lyncher par une centaine de personnes en colère et déterminé à lui donner la mort. Mais, la Brigade de la Gendarmerie de Dioïla est intervenue de manière très professionnelle, pour le protéger des griffes de la population, avant de le déférer au tribunal d’Instance de la ville de Dioïla.

Cependant, selon certains témoignages, le jeune meurtrier serait sous l’effet d’un excitant, au moment d’abréger la vie de sa mère. Actuellement, la jeunesse du village se noie dans toute sorte de stupéfiant comme le «Tramadol», le «Chou be niè», le «120», le «Qui me pousse»… Le seul objectif recherché serait de pouvoir travailler dur de 6 heures du matin à 2 heures matin, soit environ 20 heures de boulot. Ce qui n’est pas sans conséquences.