Le 5 janvier 2026, l’Autorité nationale des élections (ANE) a proclamé es résultats de la Présidentielle qui a vu la victoire du président sortant Faustin‑Archange Touadéra aux élections groupées du 28 décembre 2025. Selon les résultats provisoires, il aurait recueilli 76,15 % des suffrages, devançant son principal challenger, Anicet‑Georges Dologuélé, qui s’est arrêté à 14,66 %.
L’élection, qui a réuni présidentielle, législatives, régionales et municipales, a connu un taux de participation d’environ 52,43 % et plus de 2 millions d’électeurs inscrits. Les bureaux de vote, ouverts dans certains arrondissements et localités de 7 h à 18 h. Dans la plupart des circonscriptions, malgré quelques incidents isolés dans les zones de Basse‑Kongo et de la Vakaga, rapidement maîtrisés par les forces de sécurité et la MINUSCA ¹.
Anicet‑Georges Dologuélé a une fois de plus contesté les chiffres après sa dernière sortie à travers un point de presse de la semaine dernière, dénonçant des fraudes massives et revendiquant sa propre victoire sur la base de procès‑verbaux contradictoires. Notons que ladite sortie avant les résultats provisoires par l’ANE, est contraire à la loi électorale en république Centrafricaine. Il a annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel le parti au pouvoir, le Mouvement cœurs unis (MCU), a qualifié ces accusations de « fuite en avant », rappelant que seules l’ANE et le Conseil constitutionnel sont habilités à valider les résultats.
L’on a remarqué une forte présence des observateurs tant nationaux qu’internationaux sur le terrain, dans les bureaux de vote et même au centre de compilation des résultats après le vote question de veiller à la transparence et à la régularité du scrutin.
Pendant la campagne électorale, le président réélu s’est présenté comme le « candidat de la stabilité » le pays sortant de loin par rapport à la sécurité et la paix, le peuple n’avait pas d’autres choix meilleur que l’offre du candidat du (MCU). La RCA est un pays encore marqué par la pauvreté (71 % de la population sous le seuil de pauvreté) et par des poches d’insécurité à l’est et au nord‑ouest. Les prochains mois seront décisifs pour la mise en œuvre des accords de paix signés avec trois groupes armés et pour la consolidation des institutions démocratiques.
Après la proclamation par l’ANE des résultats provisoires, ceux définitifs seront publiés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier, après examen des éventuels recours. D’ici là, le pays attend le verdict final, partagé entre espoir de stabilité et vigilance citoyenne.
Richard Dethyrre














