Au Mali, les Bamakois constatent ces derniers jours une nette amélioration dans la distribution de carburant. Les files d’attente parfois interminables devant les stations ont presque disparu et le trafic routier a presque retrouvé son rythme habituel, dans la capitale.
Une situation qui contraste avec les pénuries d’essence et de gasoil dans plusieurs régions du pays. Quant aux petits revendeurs de rue, ils peinent aussi à s’approvisionner.
Le mieux enregistré à Bamako est dû, selon des sources sécuritaires, au renforcement des escortes de convois de carburant, avec l’appui des forces russes, alliées de l’armée malienne dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi, à l’accélération des procédures douanières et administratives, conformément aux demandes du gouvernement de transition.
Le soulagement des habitants de Bamako
Ce moto taxi se dit soulagé de pouvoir se ravitailler de nouveau sans perdre du temps afin de vaquer à ses occupations. Pour lui, « de l’essence, on en trouve dans plusieurs stations-service maintenant. Je ne peux pas dire partout, parce que je n’ai pas été partout. Fini les files d’attente kilométriques et les nuits blanches qu’on passait dans les stations. Lorsque je suis arrivé, c’était rapide. Il n’y avait ni deux, ni trois personnes devant moi. Cela nous soulage énormément et on espère que c’est la fin de la crise ».
Toutefois, plusieurs stations de Bamako restent fermées. Quant aux détaillants, ils gardent leurs étals vides. Ce qui n’est pas sans conséquence, comme en témoigne Abdrahamane, revendeur de carburant.
« Cela nous cause de réels problèmes en ce moment, assure-t-il. Cette crise nous affecte. Nous sommes des milliers à travers Bamako, des chômeurs majoritairement, à exercer ce métier. L’autre problème, ce sont les revendeurs improvisés de carburant qui appliquent la surenchère sur les prix. Depuis le début de crise, je n’ai jamais cherché le carburant pour ne pas tomber à mon tour dans la surenchère. »
La situaiton reste précaire dans certaines régions
A Mopti ou encore à Ségou, dans le centre du pays, la situation s’est également améliorée. Mais à Sikasso, dans le sud, à la frontière ivoirienne, les files d’attente continuent.
Youssouf, usager de la circulation dans la ville de Sikasso, explique que « lorsqu’il n’y a que trois stations-service qui sont en activité dans une ville de près de 500.000 habitants, c’est normal que les rangs soient interminables et que les gens passent une journée entière sans avoir le moindre litre d’essence à mettre dans leur moto ou leur véhicule. Ce qui provoque des perturbations dans le trafic routier dans la ville. »
Jeudi (27.11), le ministre de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo, lors de sa rencontre avec le groupement professionnel des pétroliers du Mali, a annoncé que d’ici mardi prochain, les localités comme San, Koutiala, Mopti, Dioila, Nioro du Sahel, Koulikoro, et Nara seront également approvisionnés en carburant afin de réduire les files devant les stations service.
Signe de l’amélioration dans la distribution de carburant aux habitants de Bamako, les embouteillages ont repris de plus belle, à plusieurs endroits de la ville.
Source: Dw.com














