Un an après leur enlèvement, 219 jeunes filles kidnappées par Boko Haram sont toujours manquantes

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Les espoirs de retrouver et de sauver 219 jeunes filles nigérianes LES FILLES DE CHIBOCKkidnappées à Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est), par Boko Haram restent faibles alors qu’une année s’est écoulée depuis cet enlèvement massif.

S’exprimant à l’occasion du premier anniversaire de cet enlèvement, le président désigné Muhammadu Buhari a reconnu qu’il ne pouvait pas promettre le retour de ces jeunes filles.

« Nous ne savons pas si les jeunes filles de Chibok pourront être sauvées. Leur sort reste inconnu. Je ne peux promettre que nous les trouverons, même si j’aimerais le pouvoir », a déclaré dans un communiqué M. Buhari, qui et prêtera serment le 29 mai.

« Mais je dis à chaque parent, à chaque membre de la famille, à chaque ami de ces enfants, que mon gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour les ramener », a-t-il dit.

Les Nigérians ont organisé des prières, des défilés dans les rues et des veilles pour raviver le souvenir de ces jeunes filles enlevées dans leur école dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et réclamer leur libération.

Quelque 57 jeunes filles sont parvenues à s’échapper lors de cet enlèvement et elles ont été emmenées vers leur repère par les combattants. Depuis lors, on a très peu d’informations sur le devenir des 219 jeunes filles disparues, bien que des informations suggèrent qu’elles aient pu être divisées en petits groupes et emmenées dans d’autres pays de la région.

Des volontaires se sont réunis mardi à Abuja, capitale du Nigeria, pour défiler avec un bandeau rouge sur la bouche en signe de dénonciation de la situation tragique des jeunes filles de Chibok.

« Nous ne pouvons pas faire comme si elles n’existaient pas, nous devons les aider », peut-on lire sure une banderole tenue par deux manifestants.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré dans son rapport sur les enfants disparus qu’au moins 800.000 enfants avaient été contraints de fuir leur domicile en conséquence des conflits dans le nord-est du Nigeria.

« L’enlèvement de plus de 200 jeunes filles à Chibok est l’une des tragédies qui se reproduisent indéfiniment à une échelle massive au Nigeria et dans la région », a déclaré Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique du Centre et de l’ Ouest.

M. Buhari a promis que son gouvernement rechercher et ramener les jeunes filles chez elles.

Dans une lettre ouverte aux filles, la Pakistanaise Yousafzai Malala, lauréat du Prix Nobel de la paix, a offert un message de  » solidarité, d’amour et d’espoir ».

Elle a déclaré que le monde ne les oubliera jamais et qu’elles ne doivent jamais perdre l’espoir.

Malala, 17 ans, qui a échappé à une attaque des talibans, a appelé les autorités nigérianes et la communauté internationale à faire davantage d’efforts pour amener les filles à la maison.

« Nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que vous vous réunissent avec vos familles », a-t-elle dit.   Lors d’une cérémonie tenue à Abuja, capitale du Nigeria, Sambo Dasuki, conseiller de sécurité nationale du Nigeria, a déclaré que le gouvernement ferait tout son possible pour sauver les filles, ajoutant que les troupes intensifient l’offensive contre Boko Haram.

Il a laissé entendre que les troupes vont reprendre la Forêt de Sambisa, l’un des camps restants de Boko Haram, avant le 29 mai, date à laquelle le nouveau gouvernement entrera en fonctions.

                                                                                                    Xinhua