TELEPHONIE MOBILE : ATEL MALI BIENTOT OPERATIONNEL

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échange de parapheurs après la signature de l'accord de garantie entre la FAGACE et le PCA de ATEL Mali appolinaire Compaoré

Décidément, la 3e licence de téléphonie globale au mali n’en finit plus d’alimenter des passions articulées sur de malveillantes insinuations. C’est le cas de le penser, à la lecture de la récente livraison de Jeune Afrique en son édition n°2913 du 06 au 12 novembre 2016.

Edition dans laquelle ce journal panafricain assimile à un prétendu « fiasco » la démission d’un collaborateur, tenant jusqu’alors le poste de directeur général d’Atel-SA.

 Ceci bien évidemment se démarque de la réalité autour de cette 3e licence pour laquelle, aussi bien au plan financier qu’en ce qui concerne les exigences administratives qui ont effectivement été bouclées le 11 octobre 2016 et entérinées par l’engagement des installations des équipements requis, par le groupe chinois Huawei, leader incontesté dans le secteur.

Ignorant très certainement ces réalités bien qu’ils aient été en contact avec le principal initiateur du projet, en l’occurrence Apollinaire Compaoré, les journalistes de l’organe panafricain qui ont commis cet article fallacieux, se sont très certainement laissés influencer par les clairons d’un nationalisme primaire de mauvais aloi.

En effet, le retard pris dans la mise en œuvre opérationnelle ne saurait être imputable au groupe Planor Afrique, dont la filiale Atel-SA est de nationalité malienne tout comme l’ancien associé. Seulement, incapable de libérer à date sa quote-part pour la constitution du capital mais aussi et surtout pour l’attribution de ladite licence, cet ancien partenaire se vit naturellement évincé du projet, tant il est vrai par ailleurs que seul Apollinaire Compaoré s’acquitta de l’ensemble desdites obligations financières. Toutes choses qui lui attribuèrent conséquemment la pleine propriété d’Atel-Mali.

Ces circonstances ont freiné la mise en œuvre du projet, avant qu’au final les juridictions et le gouvernement maliens ne tranchent en faveur d’Atel-Mali et par conséquent d’Apollinaire Compaoré. D’où vient-il donc qu’un retard de mise en œuvre du reste compréhensible, quand on sait les lenteurs procédurales entourant l’exécution des décisions de justice, soit qualifié dans l’article incriminé de prétendu « fiasco » ?

En fait, tout semble plutôt indiquer que la logique de sabordement du projet n’a guère quitté certains esprits retors, tant il est constant que les informations fraîches au sujet de l’adjudicataire de la 3e licence de téléphonie globale au Mali sont rassurantes, même s’il faudra encore attendre janvier 2017 pour bénéficier de ses prestations.

Une assertion fondée en ce qu’outre les informations parcellaires énoncées supra, il faut y adjoindre la détermination du principal initiateur dudit projet à offrir le nec plus ultra aux maliens, en la matière. Dès lors on comprend que le choix du partenaire technique chinois n’ait pas été fait au hasard, même si les détracteurs d’Apollinaire Compaoré croient pouvoir démobiliser certains de ses collaborateurs, à l’instar du directeur général démissionnaire.

 Les journalistes auteurs de l’article incriminé auraient été bien avisés de s’interroger sur la propension à la mobilité professionnelle accrue de ce dernier en lien avec ses ambitions. En effet, comment comprendre qu’en dépit selon lui « des divergences de stratégie et de vision trop larges », il ait réussi la prouesse de résister jusqu’au 2 octobre 2016 dernier avant de le constater ?

A l’évidence, il croyait certainement asséner un coup de grâce à Apollinaire Compaoré, alors même que la viabilité et la pertinence de son projet lui assurent une attractivité conséquente. A preuve, à peine démissionné le directeur général a été remplacé par un autre qui, aux dires mêmes du promoteur est « meilleur que lui ». Une sorte de fable en somme que livre en fait le magazine panafricain, même si on ne sait pour quelle raison. Tout au moins, il a permis à Atel-SA. de rassurer davantage les populations maliennes qui l’attendent avec une offre globale différenciée en divers points, qui viendra combler au mieux une attente bien indépendante de la volonté d’Appolinaire Compaoré.

 Fort heureusement, cette attente ne sera pas vaine, tant il est constant qu’Atel-SA. saura capitaliser sa riche expérience dans le secteur, pour imposer à sa concurrence directe actuelle et même à venir (le Mali envisageant notamment l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie globale), une approche aussi différenciée que seront ses prestations. Suffisant dès lors pour comprendre que le projet ait requis l’assentiment d’un consortium d’institutions financières et bancaires à l’instar de la Boad, du fonds de garantie et de coopération économique et d’un pool de banques commerciales sous régionales. Aucune banque sérieuse n’aurait pu courir le risque de voir ses mises financières fondre littéralement comme de la neige au soleil. Suffisant dès lors pour mettre en doute les allégations de Jeune Afrique qui, de toute évidence, semble avoir travaillé avec légèreté.

                                                                                                                                   Richard KENMOGNE