Tchad : la Banque mondiale fait un don de 35 millions $ afin de renforcer la mobilisation et la gestion des ressources intérieures

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Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé, le 6 juillet dernier, un don de 35 millions $ en faveur du Tchad. Ceci, afin d’appuyer le pays dans les efforts d’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures, fiscales et douanières notamment, et renforcer les capacités institutionnelles des ministères en charge des finances et du budget, du pétrole et de l’énergie, et des télécommunications et nouvelles technologies de l’information.

Financé par un don de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays pauvres, le Projet de mobilisation et de gestion des ressources intérieures est articulé autour de trois principales composantes.

Il s’agit notamment : du renforcement de la mobilisation et de la gestion des recettes ; du renforcement institutionnel, notamment en matière de redevabilité et de transparence pour une meilleure gestion, la maitrise et contrôle des recettes ; et enfin, de la gestion de projet.

Le projet financera également l’assistance technique et autres activités de renforcement des capacités, des équipements informatiques et d’interconnexion, ainsi que des logiciels nécessaires à l’amélioration de l’efficience institutionnelle.

Pour François Nankobogo, Représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, « la mobilisation des recettes intérieures hors pétrole constitue un défi majeur pour la stabilité financière et la résilience du Tchad face aux fluctuations des prix du pétrole ».

Ainsi, d’importantes améliorations sont attendues en termes de ratio des recettes intérieures hors pétrole par rapport au produit intérieur brut et de la qualité du service des régies financières du Tchad, d’ici 2023.

Et comme le souligne Rafika Chaouali, responsable du projet à la Banque mondiale, « les activités soutenues dans le cadre du projet entraîneront une augmentation cumulée de la collecte des recettes non pétrolières entre 2017 et 2023 d’au moins 6,6% du PIB non pétrolier. Dans une perspective à plus long terme, ce projet devrait aider à augmenter la collecte moyenne des recettes non pétrolières, qui passerait d’environ 8,7% du PIB non pétrolier (2017-2019) à environ 13,7% du PIB non pétrolier (2020-2023) ».

Ecofin