Tchad : 26 ans d’avancées démocratiques

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Arrivé au pouvoir en décembre 1990, au plus fort des contestations populaires ayant entraîné le renversement de son prédécesseur, Idriss Déby Itno a vite compris le fervent besoin du peuple tchadien de respirer l’air de la démocratie, après de longues années de dictature.

Aujourd’hui, on se souvient encore que face à ce traumatisme, le nouveau président prit le temps de l’altérer progressivement en restaurant le pluralisme politique. C’est ainsi que Idriss Deby troqua sa tunique militaire pour revêtir celle d’homme politique, sous la bannière du Mouvement patriotique du salut(Mps). En apportant au système de profondes et heureuses mutations qui ont conséquemment réduit les risques latents attachés aux contestations postélectorales, le Tchad a enfin fait son entrée dans la démocratie.

A preuve, la dernière présidentielle est venue confortée cet état de fait, quand bien même on aura enregistré des éclats de voix émanant d’une certaine opposition. Mais cela aussi, on peut valablement le comprendre dans un pays à la culture démocratique plutôt récente, où le président Idriss Deby aura déployé un pragmatisme opérationnel pour relever significativement les conditions de vie de l’ensemble des populations, suscitant ainsi une plus grande adhésion des Tchadiens à sa vision qui s’articule autour de l’intégration au travers du renforcement des libertés individuelles et collectives. Voilà un préalable qui dès lors, pouvait mettre en branle ce qu’il est convenu de qualifier de gouvernance démocratique.

Si la légitimité qui est la sienne est assujettie à ses réélections depuis 1996, il la doit davantage aux politiques de développement socio-économique et à une lutte accrue contre la pauvreté qu’il a mises sur pied avec en toile de fond, la promotion d’un Etat de droit où les principes de stabilité et de développement sont à l’avant-plan.

De nombreux défis relevés

Au fil de ses différents mandats, Idriss Deby n’a cessé d’améliorer le système démocratique tchadien, comme on peut le constater à travers le satisfecit de nombreux observateurs électoraux internationaux, dont la principale manifestation est la validation de ses réélections par la communauté internationale. Une caution qui, loin d’être complaisante, se fonde sur l’amélioration graduelle des taux de participation aux différentes élections et singulièrement la présidentielle qui n’a de cesse de connaître de multiples candidatures venues de l’opposition. De manière générale, en faisant jouer à merveille la transparence électorale, Idriss Deby a su progressivement taire les récriminations à l’encontre de son régime, qui a fait de la gouvernance et du développement économique la clé de voûte des décisions politiques. Rien d’étonnant que depuis 2011, il soit désormais l’espoir permanent du peuple tchadien qui mesure, fort à propos, les avancées démocratiques qu’il a su implémenter dans ce pays jadis assimilé à un brasier conflictuel récurrent, au vu de la récurrence des coups de force des années 80.

Pour s’arrimer à la nouvelle donne sociopolitique tchadienne, Idriss Deby a eu recours à des amendements constitutionnels, même si on peut regretter la mise en branle des derniers amendements constitutionnels qui déboucha sur une crise politico-militaire en 2006, mais qui fort heureusement connut une fin heureuse grâce à l’instauration d’une structure organisationnelle indépendante pour les élections.

Développement humain et promotion de l’excellence

Visiblement, le Tchad s’est résolument engagé, sous Idriss Deby, à toiletter son image sur la scène internationale au niveau de la gouvernance et autres questions liées à la corruption. Pour ce faire, il s’est ensuivi un ambitieux programme de renforcement des capacités opérationnelles de nombreuses ressources humaines mais également du cadre normatif devant régir les activités sociopolitiques et économiques dans le pays.

Avec ces réformes structurelles, le Tchad a tôt fait de réintégrer le concert des nations, non sans que cela se traduise, par ailleurs, par le renforcement de la liberté d’expression et des libertés fondamentales du peuple tchadien. A ceci s’ajoutent certaines lois, parmi lesquelles celle relative à la suppression des peines de prison pour tout délit et offense envers le chef de l’Etat. Dès lors, la compétitivité politique s’est davantage affirmée avec, en bonne place, l’amélioration qualitative des compétences des différents acteurs qui ont bénéficié de formations adéquates pour mener à terme leurs obligations.

En clair, Idriss Deby a parié sur les hommes sur qui l’Etat a investi, dans les secteurs prioritaires, qui participent à la pleine réalisation de sa vision. De plus, l’engagement du président tchadien envers la lutte pour le développement de son pays a été récompensé par de nombreux prix et distinctions. Au total, il s’agit d’une détermination et d’une volonté de faire du Tchad un havre de paix associé à la prévalence d’une alternance politique démocratique.