L’UA cherche toujours à « faire taire les armes » sur le continent

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Réunis pour « faire taire les armes » sur le continent. Alors que plusieurs régions africaines sont de nouveau en proie à la violence, les dirigeants africains se sont entretenus virtuellement ce dimanche pour réaffirmer leur lutte contre les conflits armés et leur travail vers une paix sur le continent.

« Une paix durable ne pourra être atteinte que par la construction d’un monde juste et d’un ordre international fondé sur des règles, qui soit inclusif et qui s’attaque aux causes profondes des conflits telles que la pauvreté, l’injustice et la discrimination » a déclaré Cyril Ramaphosa, le président de l’Union Africaine.

En 2013, les 55 états de l’Union Africaine avait adopté un plan pour cesser les conflits armés en Afrique d’ici 2020. « Nous ici réunis savons tous que les armes ne sont toujours pas silencieuses », a résumé d’emblée le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui a condamné les actes de terrorisme et la violence extrémiste qui ravagent la région du Sahel et le nord du Mozambique. « Dans certaines régions, la paix a été instaurée mais nous sommes toujours confrontés à des défis considérables« , a-t-il ajouté.

Le président de l’UA a également exprimé sa préoccupation concernant la situation au Sahara occidental, où des troubles ont récemment éclaté entre le Maroc et les rebelles du Front Polisario.

Il n’a néanmoins fait aucun commentaire concernant le conflit dans la région dissidente éthiopienne du Tigré, déclenché en novembre par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed qui a envoyé l’armée fédérale à l’assaut des forces du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF).

Si Cyril Ramaphosa a salué de petites victoires, il a néanmoins rappelé à ses pairs que le grand accord commercial continental qui entre en vigueur le mois prochain demeurerait compliqué tant que le continent ne sera pas stable. Samedi, les dirigeants ont officiellement choisi la date du 1er janvier 2021 pour lancer la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), censée devenir l’espace commercial le plus peuplé du monde.

Ce marché commun ambitionne de faire progresser les échanges intra-africains pour doper les économies du continent. Initialement, le marché devait être actif dès le 1er juillet 2020. Mais la fermeture de la plupart des frontières à cause de la pandémie de coronavirus a entraîné le report de la date. « Son succès ne peut être séparé d’un environnement stable et propice au commerce capable d’attirer les investissements étrangers directs« , a souligné le président sud-africain Cyril Ramaphosa.