LIBERIA: LE PRÉSIDENT WEAH « OFFRE » SON NUMÉRO DE MAILLOT AU NOUVEL HÔPITAL MILITAIRE

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Le nouveau président libérien, la légende du football George Weah, a inauguré lundi le chantier du nouvel hôpital militaire du pays, qui portera le nom d' »hôpital militaire 14″, en référence à son numéro du maillot en équipe nationale.

L’établissement soignera en priorité les soldats libériens blessés lors de missions de paix à l’étranger, actuellement obligés de se faire traiter à l’étranger, a précisé M. Weah lors de la cérémonie, en référence aux quelque 80 Casques bleus libériens de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

« Le 14 était le numéro que je portais lorsque je jouais pour les Lone Stars », la sélection nationale du Liberia, a ajouté le seul Ballon d’or africain à ce jour, expliquant le choix de ce nom par la volonté de « rappeler symboliquement ce que les Libériens sont capables d’accomplir ».

L’hôpital sera installé dans la caserne Edward Kesselly Binyah, près de la capitale, Monrovia.

Le lancement de ce projet intervient à quelques jours du départ de la Mission de l’ONU au Liberia (Minul), le 30 mars, déployée depuis octobre 2003 à la suite de la guerre civile (1989-2003) qui a fait quelque 250.000 morts dans le pays.

La Minul a officiellement rendu en juillet 2016 ses responsabilités en matière de sécurité à l’armée et à la police libériennes.

L’élection présidentielle de 2017, remportée par George Weah, a marqué le premier véritable test pour les forces de sécurité libériennes.

La construction de cet hôpital, dédié « aux jeunes de l’armée et des autres forces de sécurité », représente « la première étape de mon engagement à bâtir une armée libérienne moderne et professionnelle », a souligné le président Weah.

George Weah, qui a succédé le 22 janvier à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, doit faire face à de nombreux problèmes économiques, dont la dépréciation de la monnaie, le chômage et la chute des cours des matière premières.

Il a déclaré avoir « hérité d’un pays qui n’a pas d’argent, plombé par les malversations politiques », lors d’une visite en France en février.

Afp