Les tchadiens manifestent contre la vie chère

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32tchadAu Tchad, des manifestations contre la vie chère ont eu lieu, ce mardi 11 novembre, dans trois villes du pays, à savoir Ndjamena, la capitale, mais aussi à Moundou et Sarh, deux villes du sud du pays. Ces manifestations ont d’abord eu lieu à l’appel du syndicat des enseignants qui proteste contre le non-paiement de primes, mais surtout contre la hausse des carburants.

A Sarh, on est passé en quelques heures d’un concert de casseroles à des barricades érigées dans les rues, d’une opération, organisée par les enseignants, à des gestes de colère de jeunes. Ce sont effectivement des centaines de personnes qui ont déferlé sur des bâtiments officiels. A plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont tiré pour disperser la foule, faisant au moins deux blessés, selon le dernier bilan.

Les mêmes scènes se sont répétées à Ndjamena, aux environs des lycées, avenue Mobutu, ou encore Rue de 30 et de 40 où des jeunes sont même allés jusqu’à brûler des véhicules. Là aussi, manifestations, coups de feu, et dispersion. A Moundou, une station service a été saccagée et des camions citernes pris d’assaut. Un mort est à déplorer, écrasé par l’un d’eux.

A la mi-journée, le calme était revenu et le ministre des Finances assurait que le problème du paiement des primes et des salaires était en cours de règlement. A Moundou, dans l’après-midi, ces primes commençaient justement à être distribuées et les enseignants ont décidé de reprendre le travail.

A Sarh, l’Assemblée générale des enseignants a décidé d’appeler les habitants à marcher, ce mercredi, pour une « journée sans engin » et protester ainsi contre la pénurie de carburant. En province, les prix de l’essence et du gasoil se sont multipliés par trois ou même par dix, selon les jours. « Nous, dans ces conditions, on ne peut plus vivre et on est un pays pétrolier », déplore un manifestant qui ajoute que « c’est bien parce que c’est une question de survie » qu’il a osé braver les forces de l’ordre.

RFI

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