Le Ghana tend de plus en plus vers une politique monétaire incluant les cryptomonnaies. Les mois à venir seront marqués par le lancement de projets pilotes portant sur une monnaie numérique de banque centrale (CBDC)

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Le Ghana tend de plus en plus vers une politique monétaire incluant les cryptomonnaies. Les mois à venir seront marqués par le lancement de projets pilotes portant sur une monnaie numérique de banque centrale (CBDC).

En 2019, le Ghana avait émis l’ambition d’essayer une monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Un an plus tard, les autorités financières semblaient fortement impliquées dans un projet visant à mettre en avant l’utilisation des transactions avec de l’argent liquide. Le doute a donc régné, du moins pendant un temps, quant à cette volonté préalablement affichée qui peinait à se concrétiser. Toutefois, ce scepticisme a vite disparu suite à une sortie médiatique du vice-président de la banque centrale du Ghana.

Cette conférence portant sur les systèmes et les services de paiement a laissé entendre qu’un projet pilote de monnaie numérique était imminent : « Les particuliers, les entreprises et le gouvernement ont montré une forte préférence pour les paiements numériques pour des raisons de commodité, d’efficacité, de rapidité, d’accessibilité financière, de disponibilité 24 heures sur 24 et de piste d’audit solide », a déclaré le vice-président de la Banque centrale du Ghana.

Un paysage financier en pleine mutation

La Banque centrale du Ghana n’est pas la première à se lancer dans la technologie des cryptomonnaies. Elle ne fait que suivre l’exemple donné par la Banque populaire de Chine qui a réussi le formidable exploit de numériser son yuan. Le Ghana pourrait bien rééditer cela dans peu de temps, surtout qu’un bureau de la technologie et de l’innovation pour permettre le développement de solutions de paiement innovantes a été mis en place. Les cryptomonnaies se positionnent ainsi comme une alternative de premier choix, pour accroitre le taux de bancarisation des personnes dont l’accès aux services financiers classiques est limité.

Voilà qui vient quelque peu confirmer les prédictions de l’ONU. En mars dernier, un article publié sur le site internet de l’institution faisait état du fait que les problèmes économiques africains pourraient favoriser l’essor des cryptomonnaies.