Le français Bouygues se dit prêt à aller en justice pour s’assurer de pouvoir travailler avec Huawei dans le déploiement de la 5G

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Huawei a signé 47 contrats pour ses équipements 5G en Europe et Bouygues Telecom veut en être, nous informe Usine digitale. Dans un entretien à Reuters jeudi 20 février, le PDG du groupe Bouygues, Martin Bouygues, a dit vouloir “explorer toutes les pistes, y compris juridiques, pour s’assurer le droit de travailler avec Huawei pour déployer la 5G en France”.

Dans les faits, le quatrième opérateur français de téléphonie mobile redoute un scénario à la Vodafone. Le Britannique a annoncé se résoudre à retirer les équipements Huawei de son cœur de réseau européen, pour se conformer à la décision du gouvernement Johnson de cantonner le rôle du géant chinois à la périphérie du réseau. Coût de l’opération : 200 millions d’euros. Bouygues Telecom et SFR reposent aussi en grande partie sur des équipements Huawei.

Bouygues Telecom et SFR seront fixés dans les prochaines semaines. L’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (Anssi), chargée de délivrer les autorisations en matière d’équipements depuis la loi sur la sécurité des réseaux mobiles, commence à informer les opérateurs télécoms de sa décision quant à leurs demandes.

Si la France a toujours dit ne pas vouloir bannir purement et simplement la marque au lotus du marché de la 5G, pour éviter de se mettre un partenaire économique majeur à dos, l’ambassade de Chine a haussé le ton la semaine dernière après avoir appris par les médias que le gouvernement pourrait décider de “l’interdiction des équipements 5G de Huawei dans des dizaines de grandes villes”. Une mesure qui, selon les analystes, entraînera inévitablement une augmentation du coût de déploiement de la nouvelle norme mobile.

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