Guinée: La voiries de Lola; les entreprises adjudicataires des contrats de la mairie chargé

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Le reprofilage de la  route allant de Lola à la localité de Pinè située à la lisière de la Côte d’Ivoire, longue de 68 kilomètres, dont les travaux ont été lancés par les autorités pour un délai de 6 mois, n’a pas évolué d’un iota.

L’entreprise Heapo construction chargée d’exécuter les travaux n’est visible nulle part dans la préfecture.

Face à cette situation, le  Maire de Lola se dit scandalisé par le comportement des entreprises qui sont  envoyées dans la préfecture de Lola pour exécuter des travaux de reprofilage des routes.

« Depuis plus de trois ans,  ils sont sur cette route et ils ne  font rien de spécial. Je vais vous raconter  la situation. Aujourd’hui d’abord  les militaires ont terminé le reprofilage depuis plus de deux ans  mais l’entreprise chargée de faire des ponts et les dalots, qui a creusé des trous un peu partout sur la route traine les pas.

Nous avons enregistré la mort de  deux personnes dans des accidents sur les déviations, après plusieurs véhicules sont tombés sur les déviations, créant des désagréments aux usagers.

Aujourd’hui la route commence à se dégrader  mais de Kassieta à Pinè,  c’est encore plus pénible. Si j’appelle le directeur de l’entreprise,  il ne prend plus mes appels téléphoniques. Mais je suis le maire, je ne peux accepter que quelqu’un crée un désastre pour ma population  et que je me taise là-dessus.A cause de l’abandon des travaux, le prix des transports est très élevé et la circulation est très difficile », regrette le maire.

Puis d’ajouter, « personnellement je regrette que des gens s’engagent dans des contrats,  et retardent ensuite l’exécution  de ces travaux.

J’appelle le gouvernement de bien choisir les entreprises pour l’exécution des routes.

Ici il y a  la route de Guelemata Soumaorosso et Lola jusqu’à Pinè, au niveau de la frontière avec la Côte d’Ivoire, dont les travaux sont arrêtés, pour le moment.

Vraiment nous souffrons parce que souvent nous sommes en mal avec la population qui considère  que nous sommes en complicité avec les entreprises. Aujourd’hui les gens refusent d’aller sur cette route de Gama Berema à cause de l’état de vétusté de la route », déplore notre interlocuteur.

Interrogé  par notre reporter, Mamadi Diawara, le directeur préfectoral des travaux publics  reconnait que le travail a trop duré depuis plus de deux ans, parce qu’il faut   que ce soit quelque de bien fait.

« Il y a 12 dalots de Kassieta à Pinè, localité située le long de la  frontière avec la Côte d’Ivoire, puis les routes reprofilées sont en train de se dégrader  comme si de rien n’était. Eh dans la préfecture de Lola, vous savez  qu’il pleut abondamment,  si le travail retarde  c’est une perte pour l’entreprise. Mais il doit terminer et faire des retouches. Sans oublier qu’il n’a pas reçu d’abord le reste  de son argent, parce que le travail n’est pas encore terminé », dit-il.