ELECTIONS GENERALES BURUNDAISES: Le retour de la paix comme préalable

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Les électeurs  se rendront aux urnes en 2010, au Burundi, dans le cadre burundi2010de l’élection communale, législative et présidentielle. Le gouvernement, qui s’investit dans la préparation, promet une organisation sans faille. 

Trois scrutins attendent les Burundais au courrant de l’année 2010. Ils vont devoir voter pour élire les maires, les députés et le président de la République. Afin de soutenir les efforts du gouvernement, La Grande Bretagne, qui suit de très près la situation politique au Burundi, s’est engagée à lui apporter un soutien financier. «Le Burundi est  un pays qui mérite notre attention et celle des bailleurs de fonds», a déclaré l’honorable  Mary Creagh, chef d’une délégation de parlementaires britanniques qui a été reçue en audience le 12 mars dernier par le président de la République, Pierre Nkurunziza, à Bujumbura. « Ce soutien a également été motivé par l’engagement pris ces dernières semaines par les protagonistes de la crise burundaise à accélérer le processus de paix », ont affirmé les visiteurs.

 

Le gouvernement et les Forces nationales de libération (Fnl) se sont engagés, devant le médiateur Charles Nqakula, à mettre en application et dans les meilleurs délais, l’accord de cessez-le-feu signé il y a deux ans, et qui a connu beaucoup de retard dans sa mise en oeuvre. La démobilisation et l’intégration des combattants Fln sont le point de l’accord qui, jusque-là, posait problème, mais le chef de cette rébellion, Agathon Rwasa, pense aujourd’hui qu’il faut y aller un peu plus vite «afin de permettre aux Burundais de jouir des dividendes de la paix retrouvée».

Malgré des signes positifs encourageants, la situation au Burundi n’est pas encore normalisée. Les Forces Nationales de Libération (Fnl) ont  continué, en dépit des accords de paix, à entretenir la guérilla, en témoignent les attaques sporadiques perpétrées contre les populations et contre l’armée régulière. Certainement plus affaiblis, les rebelles semblent plus disposés aujourd’hui à transformer leur mouvement armé en une force politique.

 

La communauté internationale est tout aussi disposée à soutenir les efforts des uns et des autres vers une paix durable. Dores et déjà, la Banque Mondiale a fait la promesse au gouvernement de financer le projet d’intégration des ex-combattants. « Les négociations sont à un stade avancé », a affirmé récemment le porte-parole du président, l’honorable Léonidas Hatungimana. On estime que dans sous peu de temps, les opérations de démobilisation devraient être closes. Ce qui  ouvrirait la voie à l’intégration.

 

La paix est le facteur  important à la tenue des élections fiables. Dans la perspective du rendez-vous électoral de 2010, le décor se met progressivement en place. Le chef de l’Etat a signé, il y a quelques semaines, un décret nommant les cinq membres de la Commission électorale nationale indépendante Ceni). La liste définitive a obtenu l’approbation des députés. On se souvient d’une première liste rejetée par le parlement qui jugeait certaines personnalités trop proches de Pierre Nkurunziza.  

Simon pierre SINUNGURUZA  

 

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