Côte d’Ivoire : l’ONU s’inquiète de la montée des violences à l’approche des élections

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L’organisation des Nations Unies (ONU) s’inquiète de la montée des violences à l’approche des élections du 31 octobre, en Côte d’Ivoire. Par le biais du porte-parole de son Secrétaire général, cette institution exprime son inquiétude, après la mort d’une personne et plusieurs blessés lors des manifestations de l’opposition ivoirienne, organisée le 20 octobre à Bonuo, à 60 kilomètres, à l’Est d’Abidjan.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres s’inquiète de la montée des tensions en Côte d’Ivoire, à l’approche des élections générales prévues ce 31 octobre. Dans un message publié par son porte-parole, Stéphane Dujarric, le chef de l’ONU appelle les acteurs politiques à la retenue et à la lutte contre les discours haineux, pendant cette période électorale. Pour lui, les parties prenantes au scrutin du 31 octobre doivent rejeter « tous discours haineux et incitations à la violence d’inspiration politico-ethniciste ».

Un soutien continu en faveur de la cohésion nationale

Pour favoriser la tenue d’un scrutin électoral apaisé, transparent et crédible, M. Guterres demande à «tous les acteurs politiques et leurs partisans à s’engager dans un dialogue constructif et à créer un environnement propice à la tenue d’élections inclusives et pacifiques ». Par ailleurs, dans ce message, le porte-parole du chef de l’ONU précise que M. Guterres « réitère au peuple ivoirien le soutien continu des Nations Unies en faveur de la consolidation de la démocratie et de la cohésion nationale », peut-on lire sur ONU Info.

Notons qu’après, l’annonce, en août dernier, de la candidature d’Alassane Ouattara au prochain scrutin présidentiel et le rejet des candidatures de Guillaume Soro et Laurent Bagbo, la Côte d’Ivoire a enregistré une montée de manifestations, ayant conduit à plusieurs blessés et morts.

En septembre dernier, Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a noté « la libération provisoire des détenus politiques ainsi que l’engagement de différents acteurs socio-politiques à œuvrer pour un processus électoral apaisé ». Des signes positifs, mais pas suffisant pour l’acheminement vers un scrutin électoral libre, transparent, apaisé et crédible.

Enock Bulonza