Centrafrique : des élections à tout prix

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Alors que le Président Faustin-Archange Touadéra tente de rassurer sur la tenue des élections générales, sur le terrain, la réalité est autre avec des attaques qui ont repris mardi, à Bambari, au Nord de Bangui.

La tension est vive en Centrafrique, où doivent avoir lieu des élections générales dimanche. Seulement, les rebelles semblent déterminés à empêcher ces élections, en lançant l’assaut contre la quatrième ville du pays, Bambari, située à quelque 380 km au Nord-est de la capitale Bangui.

C’est mardi que l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a lancé l’assaut contre cette région. Comme tous les groupes armés qui ont envahi la Centrafrique, cette faction a tenté de s’imposer dans cette ville. Sauf qu’elle en a été empêchée par les forces de l’ONU, qui ont réussi à libérer Bambari.

A quatre jours des élections générales, la tension est à son paroxysme avec des attaques menées contre les équipes de campagne. Alors que les agressions contre les candidats à la Présidentielle se multiplient, l’un d’eux a tout bonnement retiré sa candidature.

C’est dans ce contexte que la Russie déployé 300 soldats, pour aider les autorités centrafricaines à renforcer la sécurisation du pays. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que la Russie a répondu rapidement à la demande du gouvernement et envoyé « 300 instructeurs supplémentaires pour la formation de l’armée nationale ».

L’insécurité règne dans les trois quarts du pays, ce qui ne grève en rien la volonté du chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, de tenir les élections générales à date échue : le dimanche 27 décembre 2020.